Nos rubriques : Ontologie

De quoi a l’air le monde tel que perçu, habité, étudié, représenté, construit, ou autrement vécu par les non-hommes, quelles en sont leur(s) expérience(s) ?

Notre rubrique intitulée Ontologie est celle sous laquelle nous rangeons les réflexions, discussions, théories, découvertes, observations, recherches, études, articles, etc. qui sont en lien avec la détermination de ce qui existe dans le monde, la reconnaissance de ce qui est le cas, les descriptions du monde tel que conçues et rapportées par les autres de la tradition philosophique.

Ce qui existe dans le monde détermine ce sur qui on peut agir.
Les choses et les forces qui existent déterminent ce qui est possible dans la réalité, ce qu’on peut y faire.
Ce qui est le cas est ce sur quoi on peut réfléchir et ce qu’on peut tenter d’influencer.
Ce qui est est ce sur quoi on peut agir, ou réfléchir.
Ce qu’on reconnait comme faisant partie du monde est ce qui contraint ce qu’on peut y faire.

Ce ne sont que quelques manières de formuler ce qui sera contenu sous la rubrique Ontologie, soit le discours sur ce qui *est*, ce qui existe, ce qui fait partie du monde.

Par exemple, si on admet que le sexisme existe, on peut déjà agir pour le contrer. Si on reconnait l’existence de personnes intersexes, on peut remettre en question l’évidence apparente de la dualité des sexes. Si on ne reconnait pas ces éléments du monde, on ne peut rien y faire. Mais ce n,est aps la phhilosophie qui fait enquête rigoureuse sur le monde, ce sont les sciences. Il faut donc savoir où en sont les connaissances actuelles sur le monde pour pouvoir réfléchir sur celui-ci.

Ce qui existe dans l’univers ne fait souvent plus l’objet de débat, sinon entre spécialistes à l’avant-garde de chaque discipline scientifique : il suffit de s’informer auprès des sciences naturelles pour le savoir. Nos réflexions philosophiques se font-elles à partir de l’état actuel des connaissances ou à partir d’une connaissance partielle et/ou partiale de celui-ci, à partir de préjugés simplificateurs sur les connaissances actuelles en sciences, ou sur une représentation de celles-ci qui ne correspond plus à leur actualité, faisant fi des savoirs accumulés et des expertises autres que philosophiques ?

On trouvera aussi des observations et descriptions scientifiques du monde ainsi que des réflexions sur ce que ces existences impliquent sur notre représentation du monde, celle dont nous héritons par le biais de la tradition philosophique étant à revoir profondément, à la lumière de ce qu’on sait de la composition du monde dans l’état actuel des connaissances.

Succinctement : il est le cas que le monde dans lequel vivent les femmes est différent de celui dans lequel vivent les hommes (au Québec). Ce qui existe dans le monde pour les femmes comprend des éléments différents de ce qui existe pour les hommes, par exemple le sexisme, l’inéquité salariale, la possibilité de vivre une grossesse ou un accouchement, la nécessité d’avoir accès à l’avortement, l’incapacité de se projeter dans le passé sans être automatiquement exclues des réflexions philosophiques, notamment parce que les femmes n’étaient pas admises à l’université avant les années ’60 au Québec, ou qu,elles ne pouvaient exercer le droit de vote avant 1940, et ainsi de suite.

Toutes ces choses ont une importance énorme pour les femmes en philosophie, qui naguère ne pouvaient y être, alors qu’elles sont des sujets secondaires pour les hommes dans cette discipline puisqu’ils peuvent remonter sans exclusion systématique leur participation à la philosophie jusqu’à la Grèce antique.

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